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N°15 Le camp central de Neuengamme

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Situé dans une zone marécageuse du bassin de l’Elbe, appelée Vierlande, à 25 km au sud-est de Hambourg. La SS, le 3 septembre 1938, se porte acquéreur de la briqueterie qui s’y trouve. C’est le 4 juin 1940 que ce Kommando de plus de 1000 déportés, jusque-là rattaché à Sachsenhaussen, obtient le statut de camp de concentration autonome, sous les ordres du SS Hauptsturmführer Martin Weiss, avec mission de construire une gigantesque briqueterie.

UGS : 02-15 Catégorie :

Description

Situé dans une zone marécageuse du bassin de l’Elbe, appelée Vierlande, à 25 km au sud-est de Hambourg. La SS, le 3 septembre 1938, se porte acquéreur de la briqueterie qui s’y trouve. C’est le 4 juin 1940 que ce Kommando de plus de 1000 déportés, jusque-là rattaché à Sachsenhaussen, obtient le statut de camp de concentration autonome, sous les ordres du SS Hauptsturmführer Martin Weiss, avec mission de construire une gigantesque briqueterie.

Ce camp est un énorme complexe de plusieurs sites – ateliers – bâtiments en bois, en béton, et en brique construits par les déportés, dans des conditions inhumaines.
Après avoir été immatriculés dans le camp central de Neuengamme, des milliers de déportés étaient sélectionnés pour aller « travailler » dans l’un des 87 Kommandos dépendant du camp.

Evacuations : Elles commencent début avril 1945. Un premier convoi de Scandinaves, malades, part vers la Suède dans des « bus blancs », suivi d’un deuxième convoi de 4000 valides, le 20 avril 1945. Des milliers de détenus furent transférés dans les mouroirs de Sandbostel ou de Wöbbelin ou vers la baie de Lübeck (voir le dossier n° 6 « La tragédie de la baie de Lübeck »). Plus aucun déporté, mort ou vivant, n’était resté au camp.

Neuengamme n’a donc pas été « libéré » puisqu’il était sans détenus lors de l’arrivée des Britanniques.

Grâce à la pugnacité des survivants et des familles, le Sénat de Hambourg fait ériger une stèle, le 18 octobre 1953. Puis, le 7 novembre 1963, en présence de 1 800 déportés survivants et de familles de disparus venus de toute l’Europe, s’est déroulée l’inauguration d’un obélisque de 27 m de haut, symbolisant la cheminée des fours crématoires, et d’une sculpture de Françoise Salmon, « le déporté agonisant ». 38 pages

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