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Poèmes de Déportés

                               LE DERNIER BAISER       A mon Père                                                                                

       Ecrit par Daniel Etoc, fils de déporté

A l’aube frémissante de ce matin d’avril,

Des coups de poings rageurs ébranlèrent notre porte.

Un flot glacé d’angoisse balabya la maison :

Deux messagers funestes, spectres grinçant de haine

Allaient sonner le glas de notre clair bonheur.

Emergeant du sommeil, je distinguai trois ombres :

L’une, familière, au douloureux visage, se pencha vers mon lit :

La rude joue barbue tendrement m’effleura.

Un voix oppressée, murmura dans un souffle :

« Au revoir mon Petit! »

Ton tragique destin déjà était scellé.

Seul, poignets liés, prisonnier des bourreaux

Tu quittas ton refuge, pressentant ton calvaire …

Tu ne revins jamais,

Englouti par la nuit et le brouillard des camps.

 

 

 

LE CHEMIN DU CALVAIRE

écrit par Daniel ETOC  – 5 août 1995 –

Hommage à Paul ETOC, mon père, résistant déporté, MTL 33934, mort à Neuengamme le 3 janvier 1945

« A celui que j’ai peu connu mais beaucoup aimé« 

 » JE N’AI RIEN DIT  »  

Poême attibué au Pasteur Neimöller, écrit à Dachau en 1942

A MES CAMARADES DÉPORTÉS

Louis Coste écrit ce poême à Neuengamme en juin 44 avant de partir à Sachsenhausen en juillet 44

   » Schandelah « 

texte écrit par Henri Higelin